Spy x family (vol. 8)

ENDO Tatsuya – ISBN: 9782380712957, Éditions Kurokawa, 2022

Anya Forger a gagné une croisière sur un paquebot à une loterie. Elle en profite avec son père Loid. En effet, même si Yor participe au voyage, elle est en mission et ne peut rester avec eux. Mais cette mission concerne en réalité la tueuse Princesse Ibara qui doit protéger l’épouse d’un ancien chef de clan mafieux…

L’auteur développe son récit sur tout le tome, mêlant humour et action. Il met surtout en avant Yor. A ma surprise, il arrive à renouveler des gags répétitifs en y ajoutant quelques légères variantes. Par exemple, durant la grande bataille pendant le spectacle des feux d’artifices, il découpe les scènes en diptyque. La surenchère a alors un effet comique. Les combats sont également bien orchestrés. Même Loid arrive à garder un peu la classe dans les moments les plus ridicules. D’ailleurs, il prend à cœur son rôle de père et essaie de comprendre les caprices d’Anya. Les actions de la fillette pour aider sa famille sont attendrissantes de pureté enfantine. Endo sensei pose quelques indices sur la situation instable d’Ostania, laissant entendre que différents groupes agissent dans l’ombre pour le pays. De même, il met en avant l’intérêt vénal de certains tueurs, transformant ainsi les motivations de Yor en acte presque vertueux. En fin de tome, il narre une aventure amusante de Yuri.
Le mangaka exagère certaines expressions. De même, il n’hésite pas à déformer les corps pour renforcer les actions de combat. Ainsi, les lignes de vitesse appuient les mouvements, se fondant parfois avec les membres. Le trait léché, épuré mais plutôt simple colle parfaitement au style narratif comique. Les décors sont soignés et s’estompent autour des personnages pour ne pas surcharger les pages. Les trames d’ambiance appuient également les émotions. La mise en page est plutôt classique mais il y a tout de même quelques cases originales qui utilisent pleinement les grandes vignettes et les doubles pages pour développer au mieux les actions. Sur la couverture, Franky s’est installé dans un fauteuil lounge chair Eames de Charles et Ray Eames (1956).

La série a été adaptée en dessin-animé, diffusée en streaming sur Crunchyroll en France. Un épisode reprend un chapitre, du tome 1 à 3 pour l’instant. D’ailleurs, certains passages manquent un peu de rythme tandis que d’autres deviennent grandioses en anime.

J’admire particulièrement les idées foisonnantes des scènes en diptyques, qui arrivent à transformer la répétition en gag. En plus, c’est bien dosé et équilibré. J’apprécie également de découvrir un peu plus les réflexions de Yor sur sa nouvelle famille. Une histoire barrée, mais tellement entrainante!

Spy x family 8©2022, Endo Tatsuya, Éditions Kurokawa
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Jump – l’âge d’or du manga

GOTÔ Hiroki – ISBN: 9782368528279, Éditions Kurokawa, 2019 (Homesha, 2018)

Gotô Hiroki est affecté à la rédaction du Shônen Jump lorsqu’il rejoint la société d’édition Shûeisha en avril 1970, avec un autre bleu: Nakano Kazuo. Bien que sans aucune expérience, le magazine devenu hebdomadaire depuis octobre 1969, manque de personnel et préfère former les nouveaux sur le terrain…

L’auteur témoigne de l’évolution du magazine Shônen Jump de ses débuts à son âge d’or, quand il a atteint un record de 6,53 millions d’exemplaires tirés. Il révèle un peu le fonctionnement du magazine et présente les œuvres et les mangaka qui en ont fait le succès. Il n’hésite pas à confier également ses états d’âme, ses impressions personnelles, ses erreurs de jeunesse, ses regrets. Ainsi, le lecteur découvre l’influence du responsable éditorial dans la création des mangas et sa position très difficile entre motiver et prendre soin du mangaka tout en répondant aux objectifs économiques du magazine. Ce dernier participe parfois à la création ou modification du scénario. Par ailleurs, certains récits s’écrivent réellement chaque semaine. La politique éditoriale du magazine qui mise sur de jeunes créateurs et sur la connaissance des goûts des lecteurs grâce à des questionnaires semble à la fois révolutionnaire mais contraignante. Gotô sensei apporte un regard critique et passionné, différent de celui des lecteurs. Il analyse certains titres et aborde également quelques aspects culturels du manga. De même, il partage un peu son ressenti sur la situation actuelle du magazine.
Au-delà du simple récit autobiographique, son histoire permet aussi de découvrir le management très dur et hiérarchique des sociétés japonaises. Ainsi, le facteur humain semble passer après la production, soit ici le respect des délais avant tout, mettant une très forte pression sur les mangaka qui doivent produire des planches de manière pour ainsi dire industrielle. De même, malgré les années, le refus de faire évoluer un système qui fonctionne mais qui pourtant possède quelques défauts (problèmes de santé des mangaka, impossibilité de développer d’autres styles narratifs) semble contre productif. Gotô sensei présente également le changement des modes et des styles au fil des années, difficiles à anticiper. Certaines planches de mangas illustrent ses propos, permettant de mieux le constater.

J’ai été choquée par certains propos et comportements de l’auteur, mais c’est également le témoignage d’un management d’une autre époque. Nous avons la chance en France de connaître certains titres classiques et c’est un plaisir de découvrir quelques secrets sur leur fabrication. J’apprécie la comparaison de l’accueil du public japonais et français sur certains titres. C’est un plaisir de découvrir le point de vue d’un éditeur de magazine. J’ai maintenant envie de découvrir certains titres qu’ils présentent!

Jump – l’âge d’or du manga©2019, Gotô Hiroki, Éditions Kurokawa
jump l age d or du manga

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Black prince & white prince (vol. 16 à 19)

Makino, Éditions Soleil, 2021-2022 (Kodansha, 2020-2021)

Akabane Yû a retrouvé la mémoire mais n’ose pas encore en informer Kurosaki Haruto, ce dernier s’étant blessé en la protégeant. Alors qu’elle passe la nuit chez lui, il lui propose de dormir ensemble. La jeune fille commence à paniquer à l’idée d’aller plus loin mais le démon noir s’endort déjà innocemment à ses côtés. Et il se contente de la prendre dans ses bras pour se réchauffer…

L’auteure termine son arc sur l’amnésie et aborde la question de la première expérience sexuelle. Elle dénonce la pression ressentie par le couple qui préfère aller à son rythme ainsi que les codes que la société crée à travers les magazines ou les clichés pour ce moment particulier de la vie de couple, avec des tenues indispensables, des ambiances à créer. Ainsi, Kurosaki Sakura se moque un peu de son frère et tente de manipuler Yû pour les forcer à conclure plus vite. En parallèle, la nouvelle romance de Mei permet de mettre en avant l’abus de certains garçons qui force un peu ou menace leur conquête pour arriver à leur fin. Bien que Haruto se montre très câlin, il respecte un peu plus sa partenaire et refuse qu’elle cède à la pression. Il s’adapte également à ses désirs. Akabane quant à elle, prend de l’assurance et exprime un peu plus sa jalousie et ses sentiments. Makino sensei attaque parallèlement un nouvel arc avec le voyage scolaire. En introduisant Sakura, elle ajoute de nouveaux gags et de nouvelles tensions. D’ailleurs, le tome 17 est principalement consacré à sa romance compliquée avec Lisa, car il a la fâcheuse tendance de fuir les problèmes au lieu de les affronter. Durant ce voyage, les étudiants commencent à parler de leur choix d’avenir. Yû réalise qu’elle ne s’est jamais intéressée à la question, ses résultats scolaires étant encore mitigés. En plus, elle refuse de dépendre complètement des décisions de son petit ami. Le couple va apprendre à communiquer pour trouver un équilibre parfait dans leur relation tout en respectant leur choix différents.
La mangaka a un trait épuré qui joue sur les pleins et déliés. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. La palette des trames est très variées. De même, les trames d’ambiance renforcent les émotions. Les décors apparaissent sur les plans larges. Ils sont particulièrement bien travaillés pour le voyage scolaire, rendant la beauté de l’architecture. La mise en page dynamique rythme la lecture. Les histoires bonus apportent des anecdotes sur les personnages secondaires ou sur certains chapitres. Une courte histoire inédite accompagne le tome 17, avec une romance adolescente où on retrouve tous les ingrédients qui font le charme du style de l’auteure.

Suivi sur Izneo.

Quel plaisir de voir évoluer positivement les personnages. L’équilibre entre humour et thème d’actualités est très intéressant. Et jusqu’au dernier chapitre, le couple surprend le lecteur avec leurs réactions décalées et leurs chamailleries. J’adore!

En résumé (attention, spoils):

  • Volume 16 – ISBN: 9782302086555, 2021
    Le lendemain matin, devinant que Akabane a retrouvé la mémoire, Kurosaki commence à la câliner. Ne se sentant pas prête d’aller plus loin, et ayant surtout trop honte de porter des sous-vêtements peu sexy, elle lui demande alors de s’arrêter aux baisers. Mais ils sont interrompus par Sakura, le frère aîné de Haruto…
  • Volume 17 – ISBN: 9782302088108, 2021
    Kurosaki Haruto, Akabane Yû et Kurusu Tarako accompagnent Ashikawa Meiko dans le lycée privé de son petit ami pour l’aider à résoudre son problème avec ce dernier. En effet, elle souhaite mettre fin à leur histoire, ne supportant plus ses chantages affectifs. Ils la laissent gérer mais en entendant Meiko hausser le ton, Yû se précipite pour la soutenir. Alors que l’ex menaçait de sauter par la fenêtre, Kurosaki lui demande d’effacer les photos du chantage au lieu de s’émouvoir. Devant sa fermeté, l’ex avoue que c’était un mensonge pour retenir Mei. Tout en comprenant ses erreurs durant sa sortie à l’hôtel avec son petit ami, Yû arrive à le raisonner…
  • Volume 18 – ISBN: 9782302088825, 2022
    Avec la fièvre, Akabane Yû déclare enfin ses sentiments à Kurosaki Haruto qui lui répond. Le lendemain, elle se réveille entourée de ses amis. Mais en se remémorant sa déclaration, la fièvre monte à nouveau, d’autant plus que son petit ami s’est rapproché de son visage pour vérifier sa température. Pendant que Meiko, Tarako, Kaji Yûsuke, Aida Mina et Shirakawa Takumi regardent un film, le prince noir rejoint Yû qui s’est écroulée sous la douche. Amusé par sa gêne, il la taquine en lui réclamant des mots d’amour…
  • Volume 19 – ISBN: 9782302120358, 2022
    Kurosaki Haruto a décidé de faire ses études supérieures à l’étranger et exige que Akabane Yû l’accompagne. Mais devant les hésitations de la jeune fille, il recommence son chantage en la menaçant de coucher avec elle. A sa surprise, sa petite amie ne résiste pas et commence même à le prendre dans ses bras et à le caresser. Chatouilleux, il s’arrête et fond complètement devant la joie de Yû qui jubile d’avoir enfin trouver son point faible. Il finit alors par partager honnêtement ses sentiments profonds et lui avoue ne plus pouvoir rester seul sans elle…

Black prince & white prince 16-19©2021-2022, Makino, Éditions Soleil
black prince and white prince 16  black prince and white prince 17  Black prince and white prince 18  black prince and white prince 19

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Le livre des amis de Natsume – 夏目友人帳 (vol. 28)

MIDORIKAWA Yuki 緑川ゆき – ISBN: 9784592193784, Éditions Hakusensha, 2022

Natsume Takashi retrouve Taki Tôru dans un café. Elle a reçu trois photos successives de son frère aîné Isamu qui voyage pour ses études et souhaite lui répondre. Elle est d’autant plus troublée par sa pose où il fait à chaque fois  un double signe V avec les mains. Mais le jeune homme remarque également un yôkai en arrière plan qui semble suivre l’étudiant. Intrigué par leur conversation, Matoba s’incruste alors à leur table…

Après une histoire distrayante permettant de renforcer les liens entre Taki et Natsume, l’auteure propose un récit développé sur plusieurs chapitres révélant quelques secrets sur la famille Natori. Elle change un peu son style narratif en plongeant le lecteur directement dans l’action avant de remonter un peu le temps. Cet effet de surprise crée une certaine tension très agréable à la lecture. Les conversations diffusent des indices au fur et à mesure, permettant au lecteur de participer à l’enquête en construisant des hypothèses. Natori se révèle un peu plus dans ce chapitre, et renforce ses liens avec Natsume grâce au partage de leurs expériences. Midorikawa sensei s’intéresse ici aux liens entre les différentes familles d’exorcistes ainsi qu’au déclin de certaines d’entre elles. Elle met également en avant la disparition de ce métier avec la perte des croyances.
Le trait fin et épuré de la mangaka se simplifie dans les passages humoristiques. Elle utilise énormément de trames sans pour autant surcharger les pages. De même, les trames d’ambiance renforcent les émotions fortes. Les décors sont soignés, mettant en valeur les architectures. D’ailleurs, le jeu des contre-jours appuie les ambiances inquiétantes. La mise en page est dynamique. Lors des illusions ou l’apparition des yôkai, les images alternent entre fantastique et poésie.

La série est traduite en France sous le titre Le pacte des yôkai, édité par les éditions Delcourt Tonkam. Les tomes 22 et 23 sont prévus à la rentrée 2022. Des réimpressions des anciens tomes sont prévues cet été, alors c’est le moment de se lancer!

L’intrigue autour de Natori est prenante et passionnante. Je suis également ébahie par la dextérité de Midorikawa sensei qui arrive à nous retenir en haleine avec une simple conversation entre des personnages.

Natsume yûjinchô 28©2022, Midorikawa Yuki, Éditions Hakusensha
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Switch me on (vol. 5 à 8)

Kujira, Éditions Akata (Kodansha, 2021)

Le projet de jeu proposé par Hoshi Koyori (26 ans) a été accepté. Comme elle le dirige, elle rentre de plus en plus tard. Mais quand elle voit Akiyama Hijiri (25 ans) sacrifier ses repas pour venir la chercher à la gare alors qu’ils ont de moins en moins de temps intimes, elle commence à s’interroger sur les bienfaits de leur cohabitation…

L’auteure met en avant les difficultés du couple à cohabiter et à atteindre un équilibre relationnel. Elle montre que malgré une longue amitié, certains défauts inconnus apparaissent en vivant ensemble et peuvent provoquer des vexations. De même, elle décrypte les difficultés à parler franchement même entre amis d’enfance. En effet, Hoshi ressent encore de la gêne et a du mal à partager ses sentiments. Comme elle garde pour elle les frustrations quotidiennes, cela se répercute sur son humeur, même au bureau. Heureusement, Enomoto qui apporte un regard extérieur, lui permet de mieux comprendre le point de vue d’un garçon sur sa relation. Hijiri, quant à lui, parle franchement et évolue petit à petit, cherchant en priorité le bonheur de sa petite amie. Malgré leur longue amitié, la communication n’est pas totalement fluide. La routine quotidienne qui s’installe, influe également sur le couple. Ainsi, Kujira sensei aborde les problèmes que rencontrent les couples qui s’installent pour la première fois ensemble, les efforts communs et les concessions à faire, la nécessité de conserver des moments à soi, l’importance des petites attentions faites en silence. De même, elle met en avant la fragilité des sentiments durant cette période ou dans une relation à distance. Elle s’intéresse à la difficulté de concilier carrière et vie maritale et dénonce un peu les mutations ne prenant pas en compte la situation du partenaire, même si certaines entreprises arrivent à s’adapter. C’est d’autant plus compliqué avec Koyori qui a un poste à responsabilité. Le manque de romantisme du couple apporte des touches d’humour.
La mangaka a un trait épuré plutôt doux et tout en rondeur. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. Les autres trames sont équilibrées. La mise en page est dynamique. Les pages de début de chapitre se retrouvent en couleurs en début de tome. Kujira sensei ne détaille pas les scènes érotiques mais transmet les sensations et les sentiments avec délicatesse. Par ailleurs, elle offre des anecdotes amusantes en fin de chapitre, en une case ou quelques planches.

Je suis la série sur Izneo. J’adore la spontanéité d’Enomoto et des deux héros ainsi que le soutien un peu piquant de Kihara. Kujira sensei met en scène des couples modernes, où la communication permet d’équilibrer les rapports de force, avec des personnages qui s’affirment et ont des ambitions. C’est très agréable de lire une romance contemporaine. J’ai adoré la surprise du tome final, qui m’a fait battre le cœur!

En résumé (attention, spoils):

  • Volume 5 – ISBN: 9782382123935, 2021
    Depuis quelques temps, Koyori s’agace de certains petits oublis de son petit ami, d’autant plus qu’elle en a assez de le lui faire remarquer. Elle est à la fois heureuse et gênée qu’il vienne la chercher à la gare mais s’inquiète également de devenir une charge. En plus, au bureau, elle rencontre quelques problèmes avec Kawano qui montre sa mauvaise humeur. Heureusement, Enomoto arrive à calmer tout le monde. Remarquant son air déprimé, Hijiri incite alors sa petite amie à se confier. Koyori arrive enfin à exprimer tout ce qui l’énerve…
  • Volume 6 – ISBN: 9782382125298, 2022
    Depuis que Hijiri et Koyori se sont réconciliés, le couple communique plus naturellement et trouve un équilibre dans leur relation. D’ailleurs, la jeune femme partage plus facilement ses sentiments. Ainsi, sa bonne humeur influe sur son travail et motive alors Enomoto à enfin déclarer son amour à son amie d’enfance, Aizawa Sachi…
  • Volume 7 – ISBN: 9782382125526, 2022
    Hoshi Koyori et Akiyama Hijiri ont été invité au mariage de leurs ex, Yoshida Sôsuke et Saitô Kaede. Sôsuke demande alors à discuter avec Hijiri, tenant à s’excuser pour ce qu’il a fait. Il partage alors ses sentiments avec son ancien rival, lui racontant comment sa demande en mariage s’est faite très simplement. Hijiri réalise alors la chance d’être enfin avec celle qu’il a toujours aimé. De retour à la maison, il cherche immédiatement des câlins et dans le feu de l’action, demande Koyori en mariage…
  • Volume 8 – ISBN: 9782382125830, 2022
    Hoshi Koyori et Akiyama Hijiri annoncent à leurs parents qu’ils ont l’intention de se marier mais que Hijiri est également muté à Hiroshima dans un mois. Malgré l’inquiétude de leurs mères sur l’avenir du couple dans cette relation à distance, les deux amoureux se montrent confiants. Ils officialisent alors leur promesse en échangeant un bijou et profitent des derniers instants ensemble. Mais un an après, Koyori ne porte plus la bague que Hijiri lui avait offert…

Switch me on 5-8©2021-2022, Kujira, Éditions Akata
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A tes côtés (vol. 8)

MORINO Megumi – ISBN: 9782382125397, Éditions Akata, 2022 (Kodansha, 2021)

Hananoï Hayato, le père de Saki, débarque à l’improviste. Hinase Hotaru préfère donc rentrer pour ne pas les déranger, même si ce dernier insiste pour l’inviter à manger. A l’arrivée de la grand-mère venue sermonner son fils qui ne l’a pas prévenue, Hananoï en profite pour raccompagner sa petite amie. Il lui confie alors qu’il se montre un peu froid avec son père uniquement pour ne pas froisser sa grand-mère, même si il apprécie ses démonstrations d’affection. De retour chez elle, Hotaru réalise qu’elle cumule de plus en plus de secrets à cause de son histoire d’amour…

L’auteure met en avant la discussion beaucoup plus libre et équilibrée du couple. Elle continue à développer leurs premières fois, avec une relation à distance dont la perception diffère selon les individus. Elle met également en évidence l’évolution de Hananoï qui accepte beaucoup mieux l’absence de ses parents. Son fort attachement à Hotaru s’équilibre même s’il le montre ouvertement. Morino sensei développe également les amours des personnages secondaires. Elle aborde l’amour secret de Shibamura Tsukiha, très complexe, ainsi que les efforts de Yao Sôhei pour oublier son amour à sens unique. Elle présente un peu plus les interactions avec les familles des personnages. Par exemple, la petite sœur de Hotaru, Tomo, fait une crise de jalousie, ne supportant pas l’apparente distance que prennent ses aînées. C’est l’occasion de voir ainsi briller Saki dans la gestion de l’adolescente. De même, grâce à son entourage, Yao réalise que son extrême gentillesse peut provoquer des quiproquos avec les filles qui le confondent avec des signes amoureux.
La mangaka a un trait épuré. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle porte attention aux petits détails des expressions ou réactions. Les trames d’ambiance renforcent les émotions et alternent avec les décors. La mise en page dynamique rythme la lecture. Morino sensei offre des anecdotes sur les personnages secondaires dans des yonkoma en fin de chapitre. De même, elle annonce le thème du chapitre à travers les illustrations au début.

Une série toujours aussi plaisante à lire et c’est du bonheur de voir les aventures des personnages secondaires. D’ailleurs, j’espère que l’histoire de Shibamû avec Hozumi Shôichirô sera développée par la suite car le thème est très intéressant.

Série suivie au format numérique sur Izneo.

A tes côtés 8©2022, Morino Megumi, Éditions Akata
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